Par Aris Hadjistéfanou – Athènes,  7 janvier 2015.

Plusieurs hommes politiques et journalistes dans le monde entier se sont à nouveau précipités à faire la liaison entre l’ensemble du monde musulman et le terrorisme, en réaction à l’horrible attaque terroriste de ce jour à Paris contre Charlie Hébdo, laquelle, selon les premières informations, a été effectuée par des islamistes.

Cependant, ces hommes politiques et ces journalistes auraient pu faire plus facilement la liaison entre François Hollande et des groupes islamistes extrémistes, à partir desquels a surgi l’Etat Islamique – ISIS.

Comme l’a indiqué le journal Le Monde le 24 Août 2014, le gouvernement français envoyait des armes, à partir d’au moins Avril 2013, à de groupes de rebelles qui luttaient en Syrie.

L’armée française envoyait entre autres «des mitrailleuses de calibre 12.7 mm, des lance-roquettes, des gilets pare-balles, des jumelles de visée nocturne et des moyens de communication».

Indicatif du fait que les autorités françaises étaient au courant que ces armes pouvaient se retrouver entre les mains de terroristes, était la déclaration d’un officiel au journal Le Monde, qui a soutenu qu’ on n’envoyait «aucun « équipement qui aurait pu se retourner contre nous», tels que des explosifs».

Ces armes étaient censés se retrouver uniquement entre les mains des combattants de l’Armée syrienne libre (ASL), mais l’on sait que des centaines – sinon des milliers- de ses combattants sont rentrés par la suite dans les rangs des djihadistes.

Le soutien militaire de la France à des groupes d’extrémistes islamiques avait lieu simultanément avec la réalisation du programme gigantesque d’équipement des djihadistes que finançait  l’Arabie Saoudite avec l’appui de la Turquie, de la Jordanie et du Qatar, sous la supervision de la CIA.

La fourniture d’armes spécifiques a joué un rôle décisif dans le renforcement des organisations qui ont collaboré étroitement avec Al-Qaïda, et par la suite formé le noyau de l’ISIS.

Traduit du grec par Anastassia Politi  

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